Je voudrais que tu saches

blême lueur maintenant

c’est l’aube

qui très doucement brûle

l’encens des rêveries, ces silhouettes – tu sais ?

dont le contour échappe, ces fleurs aux noms de nuit

poussées entre les branches

immenses

du désir

-je voudrais que tu saches –

dans le ciel trempé

dans les sentiers déserts, dans les champs qui reposent

sur les flancs un peu tristes de janvier sous la pluie

l’essence nocturne des secrets flotte

odorante et tenace